Le Feu des Odes de Kytano

  • Je trouve que certains mots sont une image, un poème à eux seuls...
    Je divague sans doute mais le mot fumerole, qui vole mieux avec deux ailes, est léger et s'enroule en volutes. Il suffit d'une idée folle pour qu'il décolle...

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

  • oui comme ça il vole à tire d'aile ou de ses propres ailes...

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.


  • Offrir à ceux qui t'aiment, un moment de papier,
    Maudire les anathèmes, les forger...
    Redonner vie à nos sens, en alerte.


    Parler encore.
    Voir et regarder.
    Sentir, goûter.

    Toucher du doigt la parcelle et fredonner un peu.
    La chanson des autres, qui n'ont plus rien.
    Plus rien d'autre que la chanson des autres...

    Offrir à ceux que tu aimes, une partie de dés.
    Sourire aux je t'aime, les chercher...
    Reprendre aussi un mot de trop, en silence.


    Rire.
    Rire encore.

    Caresser du bout des lèvres, la comptine.
    Qui raconte aux pierres, aux ponts, aux rivières.
    Ce que les feuilles ont su trouver.
    L'encre et le sel, la légende, l’ensorcelle...

    J'ai vu de ces feuilles tourner en coeur.
    Autour du monde.
    J'ai vu ces feuilles tomber aussi.
    Autour du monde.


    Et le monde, lui, tourne encore.
    Tourne encore.
    Tourne encore.
    Tourne encore.

    Tourne.

    :saint::saint::saint:




















    Encore......................

    :saint::saint:



    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint:


  • On est tous quelque part.

    Toujours.

    Même quand on se pense nulle part.

    Cet endroit qui reste unique pourtant et qui est nôtre.

    Ce solide qui soutient notre pas, qui trace nos routes.

    Comme une empreinte indélébile...



    Et puis…



    On retrouve notre parfum, notre odeur, familière, rassurante.

    Cette odeur qui fait de tous nos ponts...

    Tous nos cartons, nos caravanes.

    Qui fait de nos taudis des paradis.

    Des transpirations d’amour...

    Des chants et des peintures Arlequines…

    Le multicolore comme unique fil rouge.

    On oublie les rideaux aux fenêtres...

    Les fours allumés et les frigos trop pleins.

    On oublie cette opulence qui rassure.

    On oublie les bons pères de famille.

    On oublie ce qui nous manque.

    On oublie ce qu’on oublie…



    Et vient l’orage, la pluie battante du monde qui vocifère...

    Qui se fait voir, se fait entendre…

    Et vient la rage, l’appui battant du monde qui laisse faire...

    Qui fait valoir sans se pourfendre…

    Et l’incrédule, le naïf, le gentil, le péon qui ne sait pas...

    Lui, quelque part aussi…

    Va creuser son sillon, pour bien faire…

    Et vient encore un autre orage, une révolte.



    Et puis…



    Plus rien !



    On est quelque part.

    Toujours.

    Même si on reste sûr d’aller nulle part…

    On y est, dans ce quelque part qui nous occupe.

    Ce quelque part que l’on dessine encore.

    A la craie ou au fusain…



    Je partage mon pont et mon carton.

    Ma boîte de soupe et mon mégot.


    En attendant fébrile.

    Que l’orage passe…



    Et tous les jours, il passe...



    Bonne année à tous.


    :saint::saint::saint:







    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint:

  • Merci pour ce beau texte issu de ta veine artistique et de tes veines car bon sang, tu y as mis du coeur!

    je suis sûr qu'une mise de plomb ou une palette à la main tu es sublime!

    Bonne année aussi!

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

  • Alice





    On aurait dit des billes !
    Deux billes vissées dans des orbites !
    Qui semblaient regarder...
    Qui semblaient regarder de l'autre côté...
    Et l'autre côté...


    Le miroir est brisé...
    Alice n'est plus là...
    La chat de Chester est endormi !
    La reine de coeur est en vadrouille...
    Ailleurs...

    On aurait dit des billes !
    Mais on a bien vu...
    Ce qu'elles regardaient..
    De l'autre côté...
    De ce miroir brisé...

    Nous on s'en fout,

    Les miroirs...
    On n'y a jamais cru.
    A nos reflets tout blanc,
    A nos images invisibles.
    Oui.
    On n'y a jamais cru...

    Alors vous pensez !
    Des billes !!
    Deux billes vissées...
    Faut pas nous prendre pour des trop bêtes...
    Nous.
    On sait bien que les billes,
    Ca ne se visse pas...

    Ca roule...



    Kytano *redface*



    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint:

  • On apprend de nos chaussures,

    Le bruit des pas qui se mesurent,

    Tous ces chemins et ces ratures,

    Ces barricades qui nous rassurent...



    On apprend aussi de nos injures,

    Le bruit si bas de nos blessures,

    Quand tout bascule et devient dur,

    Le pied sur le bitume et sans chaussure...


    Alors...


    On laisse aller

    Nos aventures...


    :saint::saint::saint:



    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint:

  • Le Temps des secrets



    On a tous des secrets.

    Des grands, des minuscules, des secrets imbéciles, des impossibles, des inavoués, des secrets terribles, quelques-uns d’amour,

    des secrets en papier, en carton et d’autres en platine, en bois ou en plastique…

    On a tous des secrets…


    Et puis…


    On en parle, à demi-mot, on se les chuchote, se les invente, se les transforme…

    Un secret qui devient la rumeur, qui devient l’avalanche d’un moment, à flanc d’une montagne invisible, sans aucun remonte-pente…

    Un secret qui se partage, que tout le monde connaît, un secret qui n’a plus de secret…


    Et puis…


    Ça sonne ! On se réveille… C’est l’heure…

    Celle de notre temps. Qui nous indique le chemin à suivre. La route à emprunter. Qu’on emprunte et qu’on ne rendra jamais.

    L’heure de faire ce qu’il faut pour que le monde tourne encore un peu… Mais pourquoi faire ? Pour qui ? Tourner comment ?

    Je vois encore un morceau de bois qui flotte sur une rivière qui n’est l’affluent de rien… Un bout de bois qui n’ira nulle part…

    Qui restera bout de bois, à sécher sur une berge quelconque, quelque part, ailleurs, loin…


    On se jaunit nos gilets pour garder bonne notre conscience, avant de rentrer dans nos foyers si chauds, si beaux et si terribles à la fois…

    On se rebelle autour d’une énième bière, on promet qu’on va tout « faire péter » que ça a assez duré, qu’il est temps qu’on se lève… Et on se lève…

    Parce qu’il le faut… Pour rejoindre le doux parfum de notre chambre…

    Demain on se lève tôt…


    Se lever tôt ? Pourquoi faire ? Pour qui ? Se lever comment ? Et surtout…

    Se lever avec qui ? Oui qui !

    Car au fond, on traverse le temps et la planète, chaque jour, et –il faut bien l’avouer- on le fait pour être vu, pour être reconnu…


    Moi je ne veux pas qu’on me reconnaisse. Je ne veux pas être vu. Mais que tout le monde sache que j’existe.

    Je veux être l’inconnu connu que personne ne connaît mais dont tout le monde se souvient…

    Avec mes combats pacifiques, mes amours hostiles, mes façons particulières de ne vouloir rien d’autre que faire réagir,

    rien d’autre que de créer un peu d’adrénaline, un peu d’autre chose…

    Sans forcément me grimer en clown, en comédien, en espion, en quelqu’un d’autre…

    Sans jamais rien de plus qu’une seconde de pur bonheur, sur un bleu, sur un mot, sur une note…


    Mais shuuuuuuutt !


    C’est un secret…


    Personne ne doit savoir…


    Je compte sur vous...


    :saint::saint::saint:




    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint:

  • Très beau texte Jendo.


    Mais gare à celui qui ne la maîtrise pas. Attention les dégâts.
    Par la reconnaissance, l'Ego se nourrit et l’Ego est le poison de l'esprit.
    Tel un venin paralysant avec aisance et stupeur l'essence même de nos propres valeurs.
    Pourtant un remède existe, peut-être faudrait-il chercher du coté de l'humilité pour ne pas s'égarer.

    Et toujours en garder une bonne dose sur soit pour ne pas se faire contaminer ^^


    8o

  • La Ligne



    Il y a un trait, une limite.

    Un mur invisible.

    Une porte fermée…

    Un frein imbécile qui nous empêche…

    Qui nous retient…

    Cet impossible monde qui nous échappe.

    Malgré tout.


    Malgré cette insistance de nos mains, dans la semoule, à brasser un peu le vent…

    De temps en temps on gesticule.

    On s’égosille.

    On s’essouffle.

    On inspire.

    On respire.

    Et puis…

    On se permet de la franchir…


    La ligne…


    Ce trait, cette limite.

    Ce mur invisible.

    Cette porte fermée…

    Qui s’ouvre.


    A peine.

    Sur la naissance des vents.

    Sur leur ligne irrégulière.

    Qui brasse nos mains en cadence…

    Et qui dessine aux murs.

    Leur trait, leur limite.

    Qui les rend invisible au monde.

    Et qui redonne aux portes.

    Une nouvelle clé, un nouveau verrou.

    Elles qui se claquent.

    Derrière elle.

    Elle.


    La ligne…


    :saint::saint::saint:



    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline :saint: