Voyage dans les mots, les maux, l'émotion

  • Voyage dans les mots, les maux, l'émotion

    Bonjour

    sur ce petit post j'écrirais ce qui me passe par la tête

    D'un mot coulent d'autre mots
    la rivière les charrie
    au gré de mon imagination


    Kif'

  • Les mots coulent
    Les maux coulent
    L'émotion nait

    Les mots guérissent
    Les maux faiblissent
    L'émotion grandit

    Les mots sont force de vie
    Les maux sont faibles de vie
    L'émotion c'est la vie



    Le 02 mai 2016 , Kif'

  • Partir pour fuir
    Fuir le présent
    Le présent qui étreint
    D'une étreinte qui fait fuir

    Partir pour découvrir
    Découvrir le monde
    Le monde des autres
    Les autres mondes à découvrir

    Partir pour connaître
    Connaître les différences
    Les différences de culture
    Les cultures à connaître

    Partir pour revivre
    Revivre les choses simples
    Simple comme aimer
    Aimer pour revivre

    Kif'

  • Mai


    En Mai
    Passer le balai
    Y'a que ça de vrai
    Mais ça m'effraie


    En Mai
    Pour faire un portrait
    L'art abstrait
    Me distrait


    En Mai
    Dans le marais
    Le long du remblai
    Sans délai je marcherai


    En Mai
    Un méfait
    Même imparfait
    Me ravirait


    En Mai
    Dans une joncheraie
    Je flânerai
    Je rêvasserai


    En Mai
    Derrière une haie
    L'ivraie je guetterai
    La laie je verrai


    En Mai
    Fais ce qu'il te plait



    Kif' , 15 mai 2016

  • J'aime bien les variations sur Mai

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

  • Rêve fou



    La France
    Saura-t-elle jouer ensemble ?
    Saura-t-elle bâtir ensemble ?
    Saura-t-elle se projeter ensemble ?


    Et toi, joueur
    Sauras-tu tout donner pour ton alliance ?
    Sauras -tu tout donner pour ta COA ?
    Sauras-tu oublier ton intérêt personnel ?


    Et toi, HC
    Sauras-tu fédérer ?
    Sauras-tu motiver ?
    Sauras-tu avancer ?


    Joueurs Travianais
    Que tu ne sois pas parfait
    Ne sois pas niais
    Viens sur le qualif sans délai


    L'heure est arrivée
    La guerre, nous pouvons affronter
    La réplique, nous pouvons organiser
    Le collectif, nous savons l'accepter
    Le grincheux, nous savons le canaliser
    Le flood agrémentera nos soirées
    La victoire, nous pouvons y accéder


    Kif', le 21 mai 2016

  • J'aime beaucoup vos remarques. j'avoue qu'elles me font sourire et me surprennent à la fois.
    Je ne sais pas vous, mais quand j'écris quelque chose, "ça vient comme ça" , mais vous y voyez à chaque fois quelque chose que moi même je ne savais pas y avoir mis ^^
    Je vous remercie de vos remarques :)


  • Je ne sais pas vous, mais quand j'écris quelque chose, "ça vient comme ça" , mais vous y voyez à chaque fois quelque chose que moi même je ne savais pas y avoir mis ^^


    Il m'est souvent arrivé dans ma vie de pseudo poète de sentir ce genre de situation, et même de constater tout seul un sens à ma plume que je n'attribuais pas à l'instant de l'écriture, après relecture....


    Je crois que le talent d'un scribe n'est pas sa technique ou son exactitude, mais la mesure de ce qu'il peut déclencher émotionnellement chez son lecteur...


    Bravo encore !

  • COA


    Une COA ?
    T'es qui toi
    Pour imposer ton choix ?


    Une COA ?
    C'est quoi ?
    Un projet d'autrefois
    Pour des rabat joies ?


    Que Nennie !


    Une COA
    Tu la conçois
    Pour le tournoi,
    Sans désaroi
    Tu t'y emploies,
    Avec joie
    Tu déploies
    Ce qu'il y a de mieux en toi !


    Pour une COA
    Tu guerroies
    Tu foudroies
    Tu nettoies
    Tu redéploies
    Jamais tu ne baisses les bras !


    La COA
    C'est ta voie
    Crie le à haute voix !



    Kif', le 15 aout 2016

  • Françoise


    Ton visage est de cire
    Je n'y peux plus rien lire
    A peine ta poitrine se soulève
    Mais figées sont tes lèvres


    La peau tirée
    Les rides effacées
    Les yeux enfoncés
    La vie va bientôt te quitter


    Le teint cireux
    Tu finis ta vie
    Je suis abasourdie
    Bientôt les adieux


    Par cette chaleur
    Chère belle sœur
    Tu restes dans mon cœur


    Va en paix


    Kif', le 16 aout 2016

  • A te lire on passe par plusieurs sentiments; tantôt on sourit ou on rit franchement, tantôt c'est l'émotion qui nous étreint.
    Dans le poème intitulé Françoise, tout est dans la simplicité et la concision et c'est touchant.

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
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  • Te voilà partie
    Vers l'infini
    Sur ton lit
    Je te lis
    Je te vis


    Un départ en fumée
    Plus rien à toucher
    Nulle part où aller
    A la mer tes cendres sont jetées
    La moitié s'est envolée


    Mon Dieu que j'ai mal
    En ta douleur je vis ma douleur
    Ton mal est mon mal
    Mon mal est ton mal
    Nos souffrances nous font mal


    Partir sans savoir
    Me remplit de désespoir
    Savoir est mon seul espoir
    Partir pour savoir


    Derniers instants
    Me reste-t-il du temps ?
    Si j'apprends à temps
    Je remonterai le temps
    Le temps de tout savoir


    Partir sans savoir
    Non


    Kif', le 18 aout 2016

  • Je suppose qu'il s'agit de la suite du poème Françoise qui laissait présager l'inéluctable.
    Poème poignant où tout est dit mais avec pudeur et simplicité. Pas de mots ronflants et l'émotion en est encore plus perceptible.
    J'ai un peu tiqué au début sur les répétitions de mots et je trouve finalement que cela apporte un cachet particulier à ce texte et que ce n'est pas déplaisant.

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    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
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  • Je suppose qu'il s'agit de la suite du poème Françoise qui laissait présager l'inéluctable.
    Poème poignant où tout est dit mais avec pudeur et simplicité. Pas de mots ronflants et l'émotion en est encore plus perceptible.


    Oui .
    Merci .



    J'ai un peu tiqué au début sur les répétitions de mots et je trouve finalement que cela apporte un cachet particulier à ce texte et que ce n'est pas déplaisant.


    Il y a un petit paragraphe que je glisse sur la crématisation.


    Sur les trois derniers paragraphes, la répétition des mots (savoir mal temps ) est venue toute seule. Peut être en l'écrivant je voulais montrer la course contre le temps pour savoir .... va savoir ^^

  • Arnold


    Arnold, un prénom peu courant
    Un homme qu'on peut croire charmant ?
    Il aime se faire coincer
    Entre deux beautés.


    En passant par derrière
    D'attention, on ne lui prête guère
    Il erre
    Se terre.


    Soudain Arnold montre sa présence
    Il se fait pincer avec aisance
    Par deux belles cervicales
    Avec le temps devenues bancales.


    Alors en passant par derrière
    Il déterre la hache de guerre
    Sur son trajet la douleur enserre
    Le crâne devient pierre.


    Sombrer dans le sommeil
    Hypnotisée
    De l'extérieur de soi même
    Soulagée
    Regarder la douleur sans pareille
    Immunisée
    Se réveiller
    Vidée.


    Arnold ne vaincra pas
    Même s'il a le don
    De mettre sur les nerfs .



    Kif', le 23 aout 2016



    (edit : quatre fautes de frappe et d'orthographe)

  • Voilà qu'apparaît Arnold (le musclé Schwarzeneger?) qui me suggère un combattant de Travian (la hache de guerre sans doute...).
    Une tonalité qui me paraît humoristique.


    je trouve que tu écris avec plus d'aisance qu'auparavant et pour un premier jet cela me parait bien sorti. Néanmoins et même si cela est contraire à tes principes n'hésite pas à retravailler certains passages, tu perdras un peu de spontanéité et encore ..
    .
    Quelques passages gagneraient à être éclaircis. Par exemple:

    Quote

    Ils aiment se faire coincer
    Entre deux beautés.


    je saisis mal ta pensée d'autant plus que le pluriel (ils...) ne m'aide pas!
    itou ici :

    Quote

    En passant par derrière
    D'attention on le lui prête guère


    L'expression ne me parait pas heureuse et prête à la confusion sinon au sourire, mais peut-être est-ce voulu?
    Qui passe par derrière: l'observateur ou Arnold?
    là encore j'ai du mal à saisir le sens:

    Quote

    Il se fait pincer avec aisance
    Par deux belles cervicales
    Avec le temps devenues bancales.


    cervicales = vertèbres du cou?

    Quote

    Sur son trajet la douleur enserre


    là aussi je patine : est-ce lui qui diffuse la douleur partout où il passe?


    j'aime bien cette strophe (une fois corrigée les coquilles) ; il me semble que c'est ton rythme préféré; par contre je suppose que c'est la narratrice qui parle et non Arnold.
    Un texte qui à mon avis gagnerait à être un peu retravaillé pour séduire davantage le lecteur difficile que je suis...

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
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  • aîe en effet des fautes de frappe, que je corrige
    * "ils aiment" c'est "il aime"
    * "le lui prete" c'est "ne lui prete"
    et des fautes d'orthographe ! ("pareille")


    pour le reste je vais t'expliquer ..


    Au début derrière Arnold je mets un personnage
    (tout comme on met un prénom sur un cyclone ou une tempête pour le/la personnifier)
    et c'était censé etre un homme qui se fait draguer par deux beautés
    cela durant les deux premiers paragraphes


    c'est bien la narratrice qui parle tout le long du texte


    puis à partir du 3eme paragraphe, on est censé découvrir qu'Arnold n'est pas un personnage
    on apprend ce qu'il fait
    et comment la narratrice lutte contre lui


    ce qu'est Arnold est mis en jeu de mot à la dernière ligne : Arnold est un nerf, situé derrière le crane, à la base, il passe près des cervicales (oui dans la nuque)


    donc j'ai raté ce que je voulais faire passer ;)
    mais à travers ce petit texte je tache de m'apprivoiser Arnold et de vivre avec ;)
    he oui j'ai taché d'y mettre un peu d'humour, cela aide à faire passer la douleur
    C'est ma petite victoire sur Arnold

  • Avec ton explication tout s'éclaire et ton poème prend une dimension qu'on ne soupçonnait pas.
    Il gagnerait donc à être travaillé en ce sens, même si je sais que tu n'aimes guère revenir sur tes créations !


    Il me semble qu'il faut justement éviter dans le deuxième vers de le qualifier d'homme ce qu'il n'est pas, mais il te faut préserver l'ambiguïté tout en supprimant le terme homme .
    Une suggestion mais tu peux trouver autre chose:

    Quote

    Arnold, un prénom peu courant
    Dès l'abord n'est-il pas charmant?/Dès l'abord on le croit charmant
    Il aime se retrouver coincé
    Entre deux beautés.


    Il faut donc continuer ton poème en laissant l'ambiguïté et en choisissant tes mots dans ce sens
    Peut être devras tu rajouter une strophe ?
    ex Tel un serpent/ver/ mince et discret/ il s'insinue et se glisse dans ton dos fin et discret ... etc (ici c'est l'idée pas les vers mis en forme) . Intérêt ? par des images à double sens avec des termes qui peuvent s'appliquer à l'homme comme au nerf...
    Ensuite:
    Toujours posté /caché/ se glissant à l'arrière...


    Pour la dernière strophe essaie de voir si tu peux faire des rimes et au besoin rajoute un vers .
    Peut-être aussi te mettre en scène

    Quote

    Arnold ne me vaincra pas
    Même s'il a le don
    De mettre sur les nerfs .


    Voilà des suggestions à prendre comme telles ou à ignorer bien entendu !

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





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  • J'ai trouvé tes remarques tout à fait de bon sens et j'ai donc re-écrit Arnold .



    Arnold


    Arnold, un prénom peu courant
    De prime abord, il parait charmant,
    De sa position, éclairant
    Le cortex, nonchalamment.


    Arnold aime se faire coincer
    Entre deux beautés
    Pour mieux décontenancer
    Sa cible aux yeux écarquillés.


    En passant par derrière
    D'attention, on ne lui prête guère
    Il erre
    Se terre.


    Soudain Arnold montre sa présence
    Il se fait pincer avec aisance
    Par deux belles cervicales
    Avec le temps devenues bancales.


    Alors en passant par derrière
    Il déterre la hache de guerre
    Sur son trajet la douleur enserre
    Le crâne devient pierre.


    Arnold progresse tel un serpent
    Vers le vertex, rampant,
    Sournoisement, agilement,
    Il passe par devant abruptement.


    Sombrer dans le sommeil
    Hypnotisée
    De l'extérieur de moi même
    Soulagée
    Observer son trajet
    Enivrée
    Regarder la douleur sans pareille
    Immunisée
    Attendre le réveil
    Vidée.


    Arnold ne me vaincra pas
    Il veut me faire passer à trépas
    Mais Arnold n'est qu'un nerf
    A son emprise je vais me soustraire.



    Kif', le 25 Septembre 2016