Antre nours

After the holiday break, we are opening again the suggestion channel on Public Suggestions Board that gets updated on weekly basis.

The process is the following:
🔸 First, discuss your suggestion with the community in the #💬│suggestions-discussions channel
🔸 Once the suggestion is final and contains all the details post it in the #🎮│suggestions channel
🔸 A team member will review the suggestion and either give feedback or add the suggestion to the #📋│suggestions-vote channel
🔸 Around once per week the voted suggestions are evaluated by Game Design, a note is added on the Trello Board and they are moved to the most suitable list within the board.

Please note:
🔹 Suggestions may take up to 4 days to be processed (depending on the team availability)
🔹 Do NOT place more than one suggestion per message in the #🎮│suggestions channel
  • Il va falloir que je réorganise ma galerie en rassemblant au début les textes semés tout au long des boyaux de mon antre et qui ne sont pas facile à dénicher entre les commentaires.
    Maintenant que le S4 est terminé j'espère disposer de plus de temps libre pour mener à bien cette tâche!
    En attendant voici un petit poème que j'ai justement dédié à nos bâtisseurs mais qui pourrait en fait concerner tous ceux qui s'investissent dans l'édification de ces Merveilles




    ou lien direct http://forum.travian.fr/showthread.php?p=989863#post989863

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

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  • Voilà ... je vais donner un tour de clef à mon antre.
    Vous pourrez me retrouver sur d'autres terres si le coeur vous en dit
    http://ensemble.poeticforum.com


    ou https://oursinus.wordpress.c o m
    pensez à écrire .com en un seul mot

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  • Pour les potes âgés qui ne sont pas encore des légumes...



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  • Une petite fable à la manière de... dont vous reconnaîtrez facilement l'original qui m'a inspiré.


    La citrouille qui veut se faire aussi grande que le veuf.


    Une citrouille vit un veuf
    Qui lui sembla de grande taille.
    Elle qui n’était grosse en tout comme un œuf
    D’autruche, dès l’abord cette idée la travaille
    Voulant égaler en grosseur le jardinier !
    L’autre la prit en amitié.
    Vivant seul, il savait parler
    –Sans pour autant leur ressembler –
    Des gros légumes le langage,
    Car on en apprend à tout âge !
    Il prit soin de l’arroser,
    De la biner,
    La bichonner,
    Lui apporter de l’engrais.
    Elle lui en sut gré
    Et prit ainsi de l’embonpoint.
    « Regardez-moi, n’y suis-je point ?
    – Nenni. – M'y voici donc ? –Point du tout. –M'y voilà ?
    –Vous n'en approchez point. » La citrouille grossit,
    S’enfla si bien qu’il la mangea…
    Le monde est plein de gens qui croient, comme elle aussi,
    Que pour grandir, il suffit
    De se chercher une image,
    Ce qui n’est pas du tout sage :
    On naît citrouille ou salsifis !
    En voulant ressembler à quelqu’un haut placé,


    Par ce dernier, on risque fort d’être mangé.

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  • Dernière joute



    Voici mon texte qui n'a pas atteint le but recherché: créer un effet de surprise et retrouver l'atmosphère suscitée par la photo.


    FIN DE PARTIE



    Sur un plateau perdu les deux troupes s’observent.
    Elles sont disposées en ordre de bataille ;
    Campée au premier plan s’aligne la piétaille,
    Protégeant reine et roi, se dresse la réserve.



    Ce sont de vrais sosies, seul l’uniforme change :
    Les Blancs tiennent le sud, les Noirs gardent le nord.
    Tous sont au garde-à-vous et personne ne dort.
    Le plateau est réduit, vraiment carré de forme.



    Il règne un lourd silence, on n’entend pas de voix.
    Même s’il le voulait, chacun est incapable,
    –A sa place assigné– de quitter cette table
    Qui porte l’échiquier et ses pièces de bois.



    Tout est fin prêt pour que commence la partie
    Les chaises bien rangées, Blancs et Noirs alignés,
    Contre cet air glacial, un plaid est replié,
    Seuls manquent les joueurs… Mais où sont-ils partis ?



    Ici tout est repeint aux couleurs de l’automne,
    Même le blanc jaunit, la lumière grisaille,
    Assombrit l’échiquier : teintes de funérailles.
    Le temps est suspendu, nulle horloge ne sonne.



    Il y a bien longtemps, ils ont dit : « A demain ! »,
    Plié la couverture et rangé le plateau,
    Prévoyant d’attaquer la partie au plus tôt ;
    Avant de se quitter, se sont serré la main.



    Hélas ! L’ordre est venu : il faut quitter les lieux !
    Le poison s’insinue partout dans la nature !
    En deux heures de temps, autocars et voitures
    Ont vidé la cité, abrégeant les adieux.



    Nul n’est plus revenu au café faire un tour,
    Nul ne s’est plus assis devant un échiquier,
    Nul n’a poussé le bois, contemplant l’air inquiet,
    Son roi mis en péril par le fou et la tour.



    Dans les rues désertées, une auto immobile
    Rouille… Un des joueurs d’échecs ne pourra plus roquer.
    Sa dernière demeure est fermée au loquet.
    C’est un échec et mat, ici à Tchernobyl.

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
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  • Une création récente plutôt bien classée lors d'un concours de poésie.
    Le thème était "les sourires de l'eau, (la planète et l’eau potable) et comporter la phrase clé dans son intégralité :
    « C’est un trou de verdure où chante une rivière » extrait d'un poème d'Arthur Rimbaud.


    J'ai choisi le principe de l'acrostiche que je vous laisse découvrir ici, poème illustré par quelques créations de mon crû



    ORIGINE

    Elle est venue de loin m’inonder de bonheur.


    Rieuse, elle cascade et caresse ma peau,


    Excentrique, se ride au rythmedu clapot.


    Insolente l’eau joue, taquine, avec ma peur.


    Vivace souvenir du temps qui vit Noé,


    Inspiré du divin, appareiller… Ohé !


    Redoutant que son arche, à la merci des flots,



    Engloutisse à jamais humains et animaux.


    Né poisson dont l’écaille a tenu lieu d’habit,


    Usant son énergie à fuir ce monde amer,



    Et même s’il n’a plus l’aspect d’un amphibie,


    Tout humain peut sentir qu’il est né de la mer.


    Nourrice accueillante, qui nous a tant aidés,


    Accorde-nous longtemps tes prodigalités !


    Hommes, récoltons-les sans les dilapider,


    Ce sont des biens précieux, loin d’être illimités.



    Universellement répartis par le sort,


    Océans et ruisseaux fécondent des trésors.



    Évitons de tuer cette poule aux œufs d’or !


    Reconnaissons encor qu’elle est protéiforme,


    Un peu magique aussi : la goutte s’évapore,


    Devient avec ses sœurs un cotonneux nuage,


    Revient papillonner le temps que l’on s’endorme,


    En blanc manteau s’étend, c’est un cycle sans âge.


    Voyage sans répit qui en nous se répète :



    Eau qui magiquement emplit chaque cellule


    De notre corps : c’est un nectar qu’elle sécrète,



    Un miracle joyeux que le sang véhicule.


    Oh ! Ne pas oublier comment la vie se crée…


    Rimbaud qui descendit, si on en croit le livre,


    Téméraire, le fleuve, à bord du bateau ivre,



    N’a-t-il pas pressenti l’origine sacrée ?


    Un besoin de chercher, vivre hors des lisières,



    Trouver d’où vient la source ou filer vers l’aval,


    Souriant comme sourit le dormeur de ce val


    Et découvrir ces lieux où niche le mystère…


    C’est un trou de verdure où chante une rivière.


    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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    Post was edited 1 time, last by Modours: j'ai réalisé qu'un vers (le premier avait disparu...! ().

  • petite création poétique et picturale ...





    En BLANC et NOIR



    La neige sans un bruit s’est invitée chez nous.

    Dans le noir de la nuit, elle est venue, la blanche.

    Sous ce nouveau décor, les contours restent flous.

    Le ciel et l’eau font corps, plus de frontière franche.

    Seul, face à moi, se dresse un pan de mur tout roux.

    Ployées sous la traîtresse, ont disparu les branches.

    Quant au cap Cyrano, je vois que son nez penche !

    Qui a dit que d’en haut tombent des flocons doux

    Pour orner sous la plume un sol qui s’endimanche

    Et fusionner l’écume au rivage en dessous ?

    Face au roc enneigé un liserai noir tranche

    Et la vague figée perd tout son charme fou.


    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
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  • Je ne serai pas aussi à l'aise pour décrire le joli grain de ton texte que pour m'épater de la stupéfiante inspiration de la main donnant vie à cette toile…


    Merci Modours, et bravo :)

    Nul ne grandit par la guerre,

    Personne ne s'affaiblit d'un propos de paix offert !


    Sauf sur Travian… :D

  • J'avoue que tu m'as ouvert la voie avec tes rimes intérieures et c'est difficile à réaliser !

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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  • Redevenons affables....


    Le Chêne et la jeune Canne


    Sur la côte au sud de la France,

    Poussaient non loin du bord de l’eau

    Des cannes dites de Provence.

    Ressemblant fort aux roseaux

    Hautes comme des bambous,

    Elles résistaient à tout.

    Réputées pour faire des anches,

    On les coupait parfois en tranches.

    Née au cours de l’année,

    Bien entourée de ses aînées

    Mais décidée à se passer

    De leurs conseils avisés

    Cette jeune canne avait

    Le verbe haut, la tige droite.

    En secret elle rêvait

    D’imposer ses vues autocrates ;

    Entre autres elle détestait

    Que ses consoeurs soient exploitées !

    Tout était prétexte à sa rage !

    Non loin de là poussait un chêne

    Qui faisait de l’ombre au cannier.

    Elle en prit aussitôt ombrage :

    « J’attends que le vent se déchaîne,

    Que par sa fureur vous caniez !

    Je suis jeune il est vrai, mais j’ai lu La Fontaine !

    Si tu ne repars pas vers la forêt lointaine,

    J’invoque l’Aquilon qu’on nomme ici Mistral

    Et dont le hurlement rappelle un animal !

    Crois-moi, tu courberas le dos ! »

    A peine eut-t-elle dit ces mots,

    Que du bout du chemin

    Accourut en chantant un jeune musicien.

    « Tiens, dit-il, un beau chêne et quel joli cannier !

    Je viens de me baigner

    Et composerais bien un couplet.

    Pour que mon bonheur soit complet

    Il me faudrait un instrument

    Pour m’accompagner dans mon chant.

    Ce chêne n’est pas du bois dont on fait les flûtes,

    Cette canne convient car elle n’est pas brute :

    Jeune, tendre et bien droite, elle est vraiment parfaite

    Et je sens qu’aujourd’hui cela sera sa fête !

    Ainsi coupée, vidée, percée,

    J’en tirerai des sons dès le premier essai ! »

    L’insolente jeunette

    Découvrit trop tard sa défaite

    Et comprit qu’il vaut mieux rester caché dans l’ombre

    Que de vouloir se distinguer du plus grand nombre.


    La morale d’un fabuliste

    N’est pas parole d’Évangile

    Il est avant tout un artiste

    Qu’il soit La Fontaine ou Virgile.

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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  • Participation à la joute sur le trombone.

    Le terme par homonymie pouvait suggéerer le petit instrument metallique de bureau qui permet simplement de tenir ensemble sans les agrafer quelques feuilles ou alors l'instrument de musique, à coulisse en général, de la famille des cuivres et aux sonorités particulières.


    Le titre pouvait rappeler l'instrument bien sûr mais d'abord l'acte d'écriture, comme celui de remplir un journal intime, de décrire ce qu'on ressent.

    J'ai tenté de refléter un état d'esprit, par rapport à ce que j'avais devant les yeux et influencé par la situation actuelle du confinement.


    Si je n'ai pas évoqué l'instrument dès le début c'est pour justement montrer comment la musique peut brusquement modifier un état d'esprit et des sentiments, solitude et morosité. Le choix des rimes alternées en one et ome soulignait à mes yeux d'abord un effet de monotonie et de rythme, une résonnance tout en évoquant le bruit régulier des vagues et suggérait ensuite les notes tenues d'un trombone qui les fait vibrer...



    NOTES d’ESPOIR


    La mer au soleil s’abandonne.

    On dirait qu’elle fait un somme,

    Vaste étendue perdue pour l’homme.

    Parfois la voilà qui frissonne

    Quand le vent taquin l’éperonne

    De son souffle mordant et c’est comme

    S’il faisait exploser chaque atome :

    Chaque grain d’or danse et bouillonne.


    En narguant mon humeur bougonne,

    Dans un ricanement énorme

    La mouette passe en pleine forme

    Virevolte… la polissonne !

    Et soudain une note écorne

    Le silence, m’apporte un baume

    Au cœur, fait fuir chaque fantôme.

    Une mélodie papillonne.


    Elle s’enfle et dans l’air résonne

    Sons brillants, pailletés de chrome,

    Rythme enivrant au goût de rhum,

    Aux tons de vert, bleu, rouge et jaune.

    Pareil à Wesley, Rudd, Wilson,

    Tromboniste ainsi qu’on te nomme,

    Tu me fais voyager en somme

    Jusqu’aux rives de l’Amazone.


    Merci à toi qui t’époumones,

    Toi dont les talents de médium

    Ont brisé les murs du royaume

    Avec la force d’un cyclone.

    Tu as fait chanter ton trombone

    Merci à toi l’ami Guillaume

    Qui n’as pas été économe

    De ton souffle ni de ta personne.


    27 avril 2020

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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  • Comme le temps nous file entre les doigts...

    Alors pour rafraîchir la page et en tentant d'avoir foi en l'avenir, voici une carte de vœux et un petit poème que l'on a pu lire par ailleurs...




    Alors pour 2021 quels seront les vœux d’Oursinus ?




    Les jours s’égrènent un à un,

    Les mois aussi et les années…

    Au tour de deux mil vingt et un

    Pour ainsi dire nouveau-né !


    J’aurais jugé fort opportun

    D’offrir un succédané

    Du passé, laissant son parfum

    Raviver les couleurs fanées.


    Lors me serais fait tribun,

    Formant d’un élan spontané

    Espoirs et souhaits communs

    Mais ô combien attentionnés !


    Hélas un importun a gommé mes dessins

    Puis les a chiffonnés, tels de vieux prospectus !

    Or sans regret aucun, ce maudit assassin

    Veut-il nous condamner et marquer « terminus » ?


    J’aurais pu convoquer les plus fameux devins,

    Les mages renommés, fils de Nostradamus,

    Un seul aurait-il pu, jaugeant deux mil vingt

    Qu’on allait découvrir l’horribilis annus ?


    Certes sans chinoiser, plus d’un petit malin

    A montré, se basant sur un certain corpus,

    Que la grippe à Wuhan venait du pangolin,

    Obtenant illico un large consensus !


    Ainsi jusqu’à la lie, on dut boire le vin

    Et ce qu’on a nommé le coronavirus

    Nous mena à tombeau ouvert dans le ravin :

    Guerre marquée par la victoire à la Pyrrhus !


    Au début, foin du masque : il ne servait à rien !

    Serinaient doctement certains olibrius…

    Bien garder la distance, éternuer au coin

    Du coude, était assez pour tous ces Diafoirus !


    On comprit mais trop tard qu’une poignée de main,

    Un spectacle, un ciné, une accolade en sus,

    Un repas au resto, un bisou aux copains

    Suffisaient aussitôt pour filer le virus.



    Place aux gestes barrières, honni le mot coquin

    Pas d’œillade assassine ni de sourire en plus

    On désinfecte tout, les sacs et les bouquins

    Avec le masque, niet du « baiser à la russe » !


    La covid se moquait des règlements humains,

    Perturbait la coutume et faisait fi des us.

    La pandémie semait la mort sur son chemin…

    Alors on ferma tout : de l’usine au campus !


    Ainsi ce 13 mars, du jour au lendemain

    Chacun fut confiné, le pauvre et le Crésus,

    Sauf le SDF… Commerces, magasins

    Baissèrent le rideau, soutenant mordicus


    Qu’ils étaient essentiels ! Mais les hôpitaux pleins,

    Les soignants débordés, tout cela fit chorus.

    Vint le télétravail, les sorties avec chien

    L’école à la maison, la marche pedibus…


    Puis on déconfina quand la décrue survint

    Et on reconfina avec le nouveau flux.

    Les églises fermées, fallait-il se vouer à un saint,

    Écouter la consigne ou le dernier laïus ?


    Voilà que de partout s’annonce le vaccin,

    Tel un jeu sans frontière, au temps du cher Guy Lux !

    De cette pandémie sonne-t-il le tocsin ?

    L’espoir renaitra-t-il au son de l’angélus ?


    Dommage que chacun ait bossé dans son coin,

    La course à l’échalote cache-t-elle un cactus ?

    Serons-nous protégés bien au-delà de juin ?

    N’étant pas contagieux, nous ferions tous blocus ?


    Qu’est-ce qui sortira du bout de la seringue

    En deux mil vingt et un ? Quel professeur Nimbus

    Nous dira-t-il qu’enfin on peut faire la bringue,

    Que de sa belle mort va mourir le virus !


    Souhaitons que le ciel à nouveau très serein,

    Débarrassé enfin de tous ces cumulus

    Accompagne nos vœux pour cet an qui survient :

    Du bonheur, de l’amour, la santé, du tonus !

    Oursinus

    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)



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