Le Feu des Odes de Kytano

    • L'Appel du 15 juin

      On envoie un bout de doigt du bout des mains... Du coin de l’œil, du coin des ronds... On frappe un peu nos murs, nos fenêtres, nos portes... On entre, on sort, on bouge les yeux fermés sur les avenues bondées...
      On s'écrie, on clame, on acclame, on crie parfois qu'on voudrait juste un peu de rien, un peu du simple qui nous anime... Besoin ! Comme si ce mot pouvait tout expliquer... Besoin. Non. Je n'ai besoin de rien, merci monsieur, merci madame... Bon courage.
      Et la porte se ferme... Se ferme sur un autre moi un autre toi, un nous en somme...

      Cette porte qui se referme sans même avoir donné le temps à l'autre d'ouvrir un univers, son univers... Flap flap fait le corbeau qui s'envole...
      La vie est ailleurs, un peu plus loin, dans une autre rue, une autre fois, un ailleurs qui se réveille parfois dans un autre monde... On se rêve parfois, on se décline, sans jamais savoir ce qui décime le reste et je dis ce mais je devrais dire ceux... Oui, ceux.
      Ceux-là qui font les bandes plates et blanches sur les routes et les chemins. Ceux-là qui font les autres choses, les autre-parts... Les autres. Tous ceux qui ne sont pas nous et qui pensent nous. Je suis moi mais je suis toi.
      Mon insipide reflet, ma mauvaise idée, mon inconscience...

      On envoie aussi des autres choses... Des lignes de couleurs... Des lumières et des fleurs... Et si jamais un jour on ouvrait les yeux sur ce monde-là... On irait vite. Vite loin. Vite. Mais, quand on y pense, loin, c'est aussi là, ici...
      Nous seront toujours le loin des autres sans même savoir ce qui nous rapproche, ce qui nous approche, ceux qui nous approchent... Et puis... C'est l'heure.
      D'imaginer ton histoire, ta fenêtre ouverte, ta blessure en cicatrice, ta folie douce... L'heure de se dire ce qu'il faut pour ce qu'il faut.
      J'ai cru un jour, que je ne reviendrais pas, que je ne reviendrais plus... Et tu vois, je suis là, encore...
      Je ne lâcherais jamais, tant qu'on peut garder au coffre un peu de nos bleus, nos poèmes imbéciles, nos souvenirs idiots et nos futurs fébriles.

      Je sais qui tu es mais je ne sais rien de toi.
      A part peut-être...

      Que je t'aime...

      Et que je ne sais toujours pas pourquoi.

      Mais c'est bon.

      C'est qu'est-ce que j'ai toujours voulu dire.

      Je t'aime...


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:

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    • Je suis un paysan !

      Un peu partout, dans le monde, être un paysan reste péjoratif.

      Comme si ce mot était synonyme de médiocrité, de bêtise, de sous-classe, d’inculture…
      D’inculture ! Le comble pour un cultivateur…
      Quand on dit de quelqu’un qu’il est un paysan, on prend le risque de le blesser…


      Moi je veux être un paysan !

      Avoir dix vaches, vingt poules… Un demi-hectare de terre, une petite maison (avec le net parce que faut pas déconner…).
      Quelques arbres fruitiers, un potager « familial », deux cochons et un motoculteur ou une paire de bœufs…

      Ne pas avoir besoin de vous (à part pour le net).

      Pouvoir mâchouiller mon épi de blé au vent de Belgique en regardant mes plantes pousser, comme une pause permanente à l’effort physique intense, un bête moment en somme…
      Apprendre à lire la terre, à écouter les moutons te raconter la belette, la fouine et le campagnol…
      Comprendre des mots connus de personne.
      Surprendre le cri clair-obscur d’un coq-faisan proche de sa poule qui pond.
      Rester fasciné par le bal des vanneaux, la foule des ramiers s’accrochant aux corneilles, aux pies…
      Y voir le bois et la ficelle de mille efforts hebdomadaires.
      Planter des arbres, des arbustes et des fleurs…
      Et rire devant la moue dépitée de ceux-là qui n’ont pas compris encore…

      Je n’ai pas besoin de vous, je me débrouille.

      Mais l’autre, lui, ne pourra pas comprendre.
      Calé quelque part, les yeux plongés dans l’eau solide de son écran de téléphone, de smartphone et autre tablette…
      A ne rien emmagasiner, à n’être que le transit intestinal d’une société qui ne lève plus les yeux pour se regarder.
      Leur liste d’amis pleines, sans pouvoir jamais toucher du doigt une larme de l’autre.
      Sans même espérer une épaule, un bras…
      A se mentir comme une vérité, vie procurée à un faux-monde, une mauvaise pièce de théâtre…
      Ces autres-là qui n’impriment plus grand-chose.
      Qui oublient les souvenirs.

      Le souvenir des escaliers de la cave des grands-parents.
      Ce parfum caractéristique du fruit en conserve, du haricot stérilisé, de la saucisse qui sèche.
      Ce doux mélange d’herbes et de sucre, de fruit, de vinaigre et de pain…
      Le souvenir du chemin du jardin qui m’emmenait au fond, devant les clapiers.
      La corde à linge de métal pour les jours de massacres alimentaires…
      Les groseilliers chargés, les fraisiers gourmands…

      Le souvenir du grenier, de son grand lit aux effluves de lavandes du jardin.
      Et la double porte du garage qui nous ouvre le dehors.
      La route qui monte vers les fermes du village.
      Cette même route qui descend vers les vergers, vers le fleuve d’Ardèche et ses plages de galets.
      Qui descend aux autres jardins.
      Potagers d’ornement, jardin à la Française, à l’anglaise, à l’italienne…
      Une foule d’endroits aux empreintes personnelles de leurs propriétaires.

      Le souvenir de ce chemin de cailloux aux ronces énormes qui remplissaient nos paniers de Mûres sauvages, grand-mère saura quoi en faire…

      Moi je veux être paysan !

      Pas pour nourrir les autres.
      Ils s’en foutent les autres, ils aiment le plastique et l’insipide, le papier et le stérile…
      Non je veux être paysan pour nourrir ma famille et partager le « trop ».
      Avoir mon petit coin de monde pour montrer une voie, ma voie.

      Allez c’est décidé, je ne vais pas attendre de l’être vraiment.

      J’ai lu, beaucoup lu.
      J’ai écrit, beaucoup écrit.
      J’ai aimé des musées, des films, des pièces.
      J’ai adoré des musiques, des chansons.
      J’ai joué au comédien, joué à l’écrivain.
      Joué au chanteur, au musicien.
      Au peintre.


      J’ai bougé dans tous les sens, été immobile.
      J’ai philosophé et refait le monde avec mille personnes.
      J’ai fait tout ça oui, et je me suis arrêté un instant.

      Pour comprendre qui j’étais vraiment.

      C’est comme ça que tout a commencé...


      Je suis paysan et je vous emmerde.

      :saint: :saint: :saint:


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:

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    • Il y a toute la poésie bucolique qui sous-tend ce texte et dont l'humour mais aussi une certaine colère rentrée me fait penser (allez savoir pourquoi...) au pauvre paysan de Fernand Raynaud.
      Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





      Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
      Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

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    • Battle proposée en taverne (terminée)
      "Les échecs"

      L'idée devait s'inspirer de cette photo






      On attaque quand tu veux.

      Quand tu peux.

      Quand tu sauras quoi faire et pourquoi.

      On osera même le dire tout haut.

      Le crier peut-être.


      Au sortir d’une aventure en noir et blanc.

      Simple et complexe.

      Qui fera de nous le morceau d’une légende passée.

      La case vide.


      La case…

      Comme un peu de rien qu’il va falloir remplir de tout.

      Comme un peu de nous, de toi, de moi.

      Un scandale ou une flamme.

      Un portrait de deux mondes qui vont se croiser.


      Se culbuter.

      La collision inévitable…

      Annoncée.

      Prévue de longue date.


      La banquette molle qui va supporter le poids d’une histoire.

      Le poids qui fait valoir.

      Du brillant au mat.

      A lustrer nos bancs et nos tables de bois.

      Sans jamais penser aux conséquences…


      Te souviens-tu ?

      De ces algorithmes étranges qui nous offraient une autre face ?

      De ces moments intenses qui nous donnaient à rire ?


      Te souviens-tu de moi ?

      Perché sur la branche comme le merle et la crécelle ?

      A hurler en silence mes envies, mes rêves ?


      Te souviens-tu de lui ?

      Qui attendait, l’imbécile, sous l’aubette plastique ?

      Qui fredonnait ta chanson sans se soucier du vent ?


      Te souviens-tu d’elle ?

      Qui avait laissée l’écharpe, au parfum de myrtille ?

      Qui l’avait laissée pour un signe à venir ?

      Comme un songe, une farandole, un peu d’amour à partager encore ?


      Elle…

      Sans qui rien n’aurait pu arriver, sans qui rien ne serait jamais pareil.

      Qui faisait la pluie et la bonne figure…


      Te souviens-tu qu’à ce moment précis, elle te disait un peu d’elle ?

      Et que toi, sans savoir, tu écoutais encore le chant du merle, de la crécelle…



      On attaque quand tu veux.
      Quand tu peux.
      Quand tu auras choisi.


      Qui du noir ou du blanc, aura la faveur de ta main…

      Mais on ne pourra plus jamais dire…


      Que nos batailles auront pris nos légendes.

      Que nos guerres auront trouvé la pierre.

      Qui aura brisé la vitre.

      De nos fenêtres closes…



      Souviens-toi juste de ça.

      De ça.

      Avant de commenter ton monde pour le donner aux autres.



      Souviens-toi...

      Juste de ça.




      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:
    • Le Rendez-vous



      On a tous, un jour, fermés nos yeux sur le monde qui nous entoure...
      On a tous, un jour, décidé de ce qui était bon ou mauvais...
      On a tous, un jour, pensé juste, pensé beau, on a tous pensé, cru ou pas, vu ou pas, dit ou pas...
      Tous, un jour...

      Mais on oublie aussi...
      Qu'au travers de ces jours, on oublie qu'il y a d'abord mes yeux fermés sur le monde qui m'entoure.
      Qu'il y a mes croyances, mes pensées, mes rêves, mes envies et mes beaux, qu'il y a les "autre-choses", les autre-part et les ailleurs.

      On oublie toujours...
      Un peu de moi pour que le reste existe, un peu de moi pour colorer le monde, adoucir l'épine, faire le bleu, le jaune, le vert...
      Nos couleurs primaires individuelles...
      Nos sens et nos directions, nos sensations, aspirations légitimes, illégitimes...
      On oublie toujours que les autres ne sont autres que parce que je suis moi.

      C'est juste ça qui manque au monde.
      Que tous, un jour, réalisent qu'ils sont autant de moi qui devront fermer les yeux pour que le monde qui nous entoure, nous entoure pour de vrai...
      Comme un cocon pour autant de papillons...

      On a tous, un jour, fermés nos yeux sur le monde qui nous entoure...

      Il faut voir à les ouvrir un peu...

      C'est l'heure !


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:

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    • Poème étrange, plutôt déstabilisant mais pas déplaisant pour autant avec ces jeux et ces correspondances et le moi et les autres...
      De belles images comme toujours et originales:
      adoucir l'épine [...]Comme un cocon pour autant de papillons...
      Par contre ici je me demande si c'est un effet de style ou un manque de relecture: qu'il y a les "autre-choses", les autre-parts.
      J'aurais écrit ainsi: autres choses et autre-part (car c'est une locution adverbiale, donc invariable).
      Remarque de peintre qui n'engage que moi:
      le bleu, le jaune, le vert...
      Nos couleurs primaires individuelles...

      En théorie picturale, le rouge est une couleur primaire, pas le vert mais c'est p-ê une vision personnelle des choses, surtout pour un daltonien !
      Enfin je terminerai mes remarques tatillonnes sur cette phrase où la négation a calé et s'est arrétée trop tôt:
      On n'oublie toujours que les autres sont autres que parce que je suis moi.
      J'aurais mis:
      On oublie toujours que les autres ne sont autres que[/u] parce que je suis moi.
      Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





      Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
      Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
    • Toujours un plaisir à te voir ici.

      Pour les couleurs primaires individuelles, il s'agit d'une idée volontaire. Une autre base de ce qui est primaire dans ce monde. Le rouge disparaissant du spectre pour laisser sa place au vert.

      Les deux fautes ont été corrigées, avec mes humbles remerciements.

      A très vite une nouvelle bûche.


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:
    • Kytano_FR wrote:



      On a tous, un jour, fermés nos yeux sur le monde qui nous entoure...
      On a tous, un jour, décidé de ce qui était bon ou mauvais...
      On a tous, un jour, pensé juste, pensé beau, on a tous pensé, cru ou pas, vu ou pas, dit ou pas...
      Tous, un jour...

      Mais on oublie aussi...
      Qu'au travers de ces jours, on oublie qu'il y a d'abord mes yeux fermés sur le monde qui m'entoure.
      Qu'il y a mes croyances, mes pensées, mes rêves, mes envies et mes beaux, qu'il y a les "autre-choses", les autre-part et les ailleurs.

      On oublie toujours...
      Un peu de moi pour que le reste existe, un peu de moi pour colorer le monde, adoucir l'épine, faire le bleu, le jaune, le vert...
      Nos couleurs primaires individuelles...
      Nos sens et nos directions, nos sensations, aspirations légitimes, illégitimes...
      On oublie toujours que les autres ne sont autres que parce que je suis moi.

      C'est juste ça qui manque au monde.
      Que tous, un jour, réalisent qu'ils sont autant de moi qui devront fermer les yeux pour que le monde qui nous entoure, nous entoure pour de vrai...
      Comme un cocon pour autant de papillons...

      On a tous, un jour, fermés nos yeux sur le monde qui nous entoure...

      Il faut voir à les ouvrir un peu...

      C'est l'heure !
      J'adore…

      Tellement empreint de réalisme, de constat malheureux et d'espoir futur, néanmoins…

      Bravo !
      Page Terra Nostra - Facebook
      Versus

      Car chaque jour qui se lève est une chance, un don de l'existence, osons l'expérience afin de vivre avec vaillance !
    • Le sac de pirate

      Après une très belle joute, voici ma production sur le thème de cette image...



      Dans mon sac, j’ai :



      Deux chausses pour l’hiver,

      Un morceau de savon noir,

      Une boîte d’allumettes,

      Quatre mètres de mèche,

      Un kilo de poudre,

      Six grenades vides,

      Le vieux sabre de famille,

      Trois cartes au trésor,

      Le crochet du grand-père,

      Deux ceintures larges,

      Un pistolet cassé,

      Sept plumes de perroquet,

      Un œil de verre,

      Un bloc de papier souple,

      Trois morceaux de charbon,

      Une bougie fondue,

      Quatre lettres de marque,

      Un tonnelet de rhum,

      Deux compas cassés,

      Une fiole noire,

      Deux dés sales,

      Une livre de viande séchée,

      Une miche de pain…


      Qu’est-ce que tu racontes ?

      Comment ça ?

      Ben là, avec ton sac de pirate ! Il a pas de sac là ! Juste du fric !

      Du fric ? et alors ?

      Ben… tu es hors sujet !

      Non, je ne fais que voir plus loin…J’imagine qu’avec ce fric, il va s’offrir un sac… Que dans ce sac il va y mettre une foule de choses, trouvées, achetées, volées… dans ce sac il va y mettre une histoire à écrire, une à lire et à relire… J’imagine un mec qui veut se payer une aventure, de l’action… Je l’imagine s’équiper pour les mers des caraïbes, apprendre à naviguer, engager quelques vieux loups de mer, s’enrichir de toc et de broc… Mais revenir toujours, sac sur l’épaule, nous le vider aux pieds, à nous donner encore, le bout d’un truc, un conte pour tous… Voilà ce que j’imagine… Alors hein, ton hors sujet ! voilà hein !


      Ah j’oubliais, dans mon sac on trouve aussi :



      Une plume d’aigle affûtée,

      Un encrier en nacre de chine,

      Une pile de parchemins vierges…

      :saint: :saint: :saint:


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:

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    • On m’a coupé le fil

      Le cordon et mon lien

      On m’a coupé le fil

      Je ne retiens plus rien

      Je décharge ma veine

      Mon humeur onirique

      Sur la coupe pleine

      Et sa goutte magique



      On m’a coupé le fil

      M’en fous j’ai du stock…
      :saint:


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:
    • Semailles et moissons...

      Comme un peu de notre vie, qui se disperse, un pan de mur qui s'affiche...
      A semer nos graines, nos idées et nos envies, nos peurs et nos rêves...
      A moissonner encore les quelques fleurs que l'on se trouve...
      A mettre aux abris les jours meilleurs, les florilèges...

      Dans nos hangars pleins de ces épis séchés qui nous ramènent aux champs...
      A cette source polymorphe qui montre le faisan et le héron, le lièvre et le renard.
      Cette fibre qui nous caresse doucement la joue pour nous raconter un peu la terre...
      Ce goût tout vert de ce que l'on mordille le pied dans la boue à flairer la rose...

      Semer nos humeurs, au gré des vents, au gré des landes qui se façonnent...
      Regarder grandir la branche, émerger la ramure, sourire au sabot sur le sol...

      Les semailles et les moissons...
      Comme ce hasard qui nous surprend encore au détour d'une journée...
      Pour que les vents aillent bien...
      Pour que les vents aillent loin...

      Je sème à tout vent...

      Et j'attends...

      Que la nature fasse ce qu'il faut...

      Pour que la moisson se passe...

      J'attends et je sème encore...



      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:
    • Moralité: on est bête quand on sème... !
      Je plaisantais pour dissiper l'émotion qui m'a étreint à la lectue de ce beau poème. En te lisant on sent l'herbe verte, un peu acide et l'odeur du foin,plus acre mais néanmoins parfumée et qui me fait tousser...
      Les images défilent sous mes yeux et me ramènent des années en arrière, dans ma jeunesse, quand je participais, à la mesure de mes moyens, aux travaux des champs.
      Bref une réminiscence de bonheur grâce à toi!
      Merci
      Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





      Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
      Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
    • Le Poisson Rouge.

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      Je me promène,
      Dans ce labyrinthe étrange,
      Dans cette cage de verre,
      Comme un autre drôle de monde,
      Une autre idée de soi...

      Et puis j'oublie.

      Je me promène,
      Dans cette cage de verre,
      Dans ce labyrinthe étrange,
      Une autre idée du monde,
      Comme un autre drôle de soi...

      Et puis j'oublie.

      Comme une autre promenade,
      D'un verre étrange,
      Dans ce labyrinthe du monde,
      Dans cette idée de l'autre soi,
      A la cage d'un monde encore...

      Et puis j'oublie.

      Peut-être est-ce mon bocal,
      Cette toupie incessante,
      A l'eau si douce et enivrante,
      Peut-être est-ce mon bocal...

      Et puis j'oublie.

      -------------------------

      :saint: :saint: :saint:


      Je garde mes sourires pour la fin...
      Jendorline :saint:
    • "Ma cage de verre est un peu plus grande" dit la girelle paon...
      Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





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