Antre nours

    • Il va falloir que je réorganise ma galerie en rassemblant au début les textes semés tout au long des boyaux de mon antre et qui ne sont pas facile à dénicher entre les commentaires.
      Maintenant que le S4 est terminé j'espère disposer de plus de temps libre pour mener à bien cette tâche!
      En attendant voici un petit poème que j'ai justement dédié à nos bâtisseurs mais qui pourrait en fait concerner tous ceux qui s'investissent dans l'édification de ces Merveilles

      ODE A NOS MERVEILLEUX
      ...
      ODE A NOS MERVEILLEUX

      Je voudrais sans imposer ma loi
      A tous faire entendre ma voix
      Car c'est vraiment ce que je crois:
      Vous en valez six à vous trois!

      ensemble.poeticforum.com


      Oursinus dans le rôle d'Assurancetourix




      ou lien direct forum.travian.fr/showthread.php?p=989863#post989863
      Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de 2010 à 2016. Nouvel antre: ensemble.forumsactifs.com (voir Cantabile)





      Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
      Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

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    • Re : Antre nours

      Voilà ... je vais donner un tour de clef à mon antre.
      Vous pourrez me retrouver sur d'autres terres si le coeur vous en dit
      ensemble.poeticforum.com

      ou oursinus.wordpress.c o m
      pensez à écrire .com en un seul mot
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    • Pour les potes âgés qui ne sont pas encore des légumes...


      Dans mon jardin secret

      Sans vouloir passer pour un bêcheur qui viendrait piétiner vos plates-bandes, j’ai mis la main sur un manuel de botanique intitulé :DICTIONNAIRE DES VEGETAUX OUBLIES DE NOS CAMPAGNES ET L’ART DE LES ACCOMMODER, du regretté Raymond OLIVETTI.
      A ne pas confondre avec le livre coécrit par Irma GOUILLE et Romain DANLSAC : MILLE ET UNE RECETTES ELECTORALES POUR UNE BONNE TAMBOUILLE qui aborde un tout autre domaine que je n’aborderai pas ici.

      J’ai fourragé parmi ces plantes et j’en ai retenu quelques unes.
      Ø Le Bobardus Concomber, espèce commune, facile à avaler qui peut être consommé en salade s’il est accompagné de piment et d’une sauce couleuvrine.
      Ø La Camora Omerta, originaire du sud de l’Italie mais qui se trouve aussi en Corse, communément appelée dans cette région Vendetta Colomba. Plat à consommer de préférence froid à condition de la faire mariner longtemps et de la laisser ensuite mijoter.
      Ø La Dynamite des César. On n’en consomme que le bâton que l’on fait sauter à feu vif. Se méfier des risques de flatulence qui peuvent en découler mais évitez de vendre la mèche au voisin.
      Ø L’Enfourbe machiavelis, famille des Euphorbes Traditore, à ne jamais avaler crû ou préparé à l’étouffée. Supportable si c’est râpé et cuit à découvert.
      Ø Le Fayot Collatout, plante grimpante de la famille des papilionacées dont on ne récolte que les fruits très fendus, prêts à servir tels quels mais à consommer avec retenue. Inutile de le faire revenir. Préférer une cuisson à l’étouffée si on veut éviter que ça attache.
      Ø Le Meleaunus Chapoté : recommandé si on veut rester au plus haut de sa forme. Peut se consommer si on vient de perdre un Pari (voir ce terme), à consommer dans ce cas tel quel avec un peu de sel et de poivre mais à mâcher longuement pour qu’il soit digeste. On peut se contenter de s’en payer une tranche.
      Ø Le Navétus trenullus, de la famille des crucifères (mais sans bannière) à consommer avec du Recul (herbacée proche de la Renoué) et à préparer dans un four réglé au second degré. A réserver de préférence pour un plateau spécial télé.
      Ø Le Nucleus Bombinus ou Tome, Champignon à la forme caractéristique qui peut dégager une poussière toxique quand on le récolte. Ne pas demander à un savant fou de le faire sauter si on veut éviter ses retombées ! A faire réduire doucement au bain Marie et ajouter du curry en fin de préparation. Servir dans une sauce pissindlof pour en atténuer les effets secondaires.
      Ø Le Pari ou Préparation Aromatique Recette Intense, mise au point par un certain Blaise P. et qui nécessite un en-jus important à conserver à grand frais sinon on peut le perdre facilement : observer le changement de couleur qui est caractéristique de ce changement d’état.
      Ø le Pissayoli n’est ni un arbre ou pousseraient des fruits plats et ronds appelés pideza ni une plante qui donnerait la préparation aïoli, erreur fréquente commise par beaucoup. C’est une herbacée dont certains ne mangent que la racine comme le pissenlit et qui a aussi une haute valeur diurétique mais permet de préparer la sauce pissindlof.
      Ø Le Radinus Avarus famille des Harpagophythum difficile à arracher à son environnement. Pauvre en vitamines à moins de le presser très fort pour en extraire les réserves.
      Ø La Russule Depravda, espèce de champignon comestible qui rappelle la Tome mais devenu rare dans nos contrées. A consommer avec du lait de coco ou du gros rouge mais souvent mal assimilé.
      Ø La Terrapomde, plus répandue que la précédente. On ne récolte que la partie souterraine depuis qu’un certain Parmentier a montré que les feuilles étaient moins goûteuses que le tubercule. On peut la préparer de multiples façons : bouillie, en purée, en croquettes, en gratin. A noter que dans le nord et en Belgique on se contente de la faire frire.
      Ø La Tomatokouli de la famille des salenacées, plante herbacée très salissante si on cueille ses fruits trop murs. A préparer selon la méthode traditionnelle : cuisson à feu moyen avec un assaisonnement approprié. Mixer. La sauce obtenue est étalée sur une galette plate ou un pain Zani. Ajouter du jambon, gruyère, olives avec ou sans noyau ou tout autre ingrédient et passer au four. Le plat obtenu est surnommé pideza dans le midi

      ØLa Trochérokilo de son nom savant l’ascomycète ectomycorhizien que l’on abrège en Truffe est un champignon à l’aspect repoussant mais au goût subtil et que seuls les gros cochons peuvent dénicher et s’offrir parce qu’ils ont un gros nez. Les chiens aussi mais eux ont déjà une truffe, ce qui est un peu tricher ! N’espérez pas en récolter par vos propres moyens, que vous ayez le nez creux, ou l’appendice nasal de Cyrano, que vous soyez fin limier ou bon observateur, vous ne récolterez que des fientes ou des déjections peu comestibles à mon goût. Se mange comme le caviar, selon l’importance de ses finances, à la louche ou en rognures. Peut même parfumer la Terrapomde.
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    • Une petite fable à la manière de... dont vous reconnaîtrez facilement l'original qui m'a inspiré.

      La citrouille qui veut se faire aussi grande que le veuf.

      Une citrouille vit un veuf
      Qui lui sembla de grande taille.
      Elle qui n’était grosse en tout comme un œuf
      D’autruche, dès l’abord cette idée la travaille
      Voulant égaler en grosseur le jardinier !
      L’autre la prit en amitié.
      Vivant seul, il savait parler
      –Sans pour autant leur ressembler –
      Des gros légumes le langage,
      Car on en apprend à tout âge !
      Il prit soin de l’arroser,
      De la biner,
      La bichonner,
      Lui apporter de l’engrais.
      Elle lui en sut gré
      Et prit ainsi de l’embonpoint.
      « Regardez-moi, n’y suis-je point ?
      – Nenni. – M'y voici donc ? –Point du tout. –M'y voilà ?
      –Vous n'en approchez point. » La citrouille grossit,
      S’enfla si bien qu’il la mangea…
      Le monde est plein de gens qui croient, comme elle aussi,
      Que pour grandir, il suffit
      De se chercher une image,
      Ce qui n’est pas du tout sage :
      On naît citrouille ou salsifis !
      En voulant ressembler à quelqu’un haut placé,


      Par ce dernier, on risque fort d’être mangé.
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    • Dernière joute

      RedAnts wrote:

      Thème: Les échecs (ou une partie d'échecs)
      Objectif: S'inspirer de l'image ci-contre pour produire un texte

      Style: Libre, chacun y va de son inspiration
      Taille: Pas de limites
      Délai : Lundi 11 Juin 2018 à 14h (GMT+2)
      Participants: @Modours, @Kytano_FR, @Galvanix_FR
      Arbitre: @RedAnts

      Tout autre joueur qui se sent une âme de poète, conteur, slameur, etc. est
      le bienvenu pour participer à cette joute.





      Voici mon texte qui n'a pas atteint le but recherché: créer un effet de surprise et retrouver l'atmosphère suscitée par la photo.

      FIN DE PARTIE


      Sur un plateau perdu les deux troupes s’observent.
      Elles sont disposées en ordre de bataille ;
      Campée au premier plan s’aligne la piétaille,
      Protégeant reine et roi, se dresse la réserve.


      Ce sont de vrais sosies, seul l’uniforme change :
      Les Blancs tiennent le sud, les Noirs gardent le nord.
      Tous sont au garde-à-vous et personne ne dort.
      Le plateau est réduit, vraiment carré de forme.


      Il règne un lourd silence, on n’entend pas de voix.
      Même s’il le voulait, chacun est incapable,
      –A sa place assigné– de quitter cette table
      Qui porte l’échiquier et ses pièces de bois.


      Tout est fin prêt pour que commence la partie
      Les chaises bien rangées, Blancs et Noirs alignés,
      Contre cet air glacial, un plaid est replié,
      Seuls manquent les joueurs… Mais où sont-ils partis ?


      Ici tout est repeint aux couleurs de l’automne,
      Même le blanc jaunit, la lumière grisaille,
      Assombrit l’échiquier : teintes de funérailles.
      Le temps est suspendu, nulle horloge ne sonne.


      Il y a bien longtemps, ils ont dit : « A demain ! »,
      Plié la couverture et rangé le plateau,
      Prévoyant d’attaquer la partie au plus tôt ;
      Avant de se quitter, se sont serré la main.


      Hélas ! L’ordre est venu : il faut quitter les lieux !
      Le poison s’insinue partout dans la nature !
      En deux heures de temps, autocars et voitures
      Ont vidé la cité, abrégeant les adieux.


      Nul n’est plus revenu au café faire un tour,
      Nul ne s’est plus assis devant un échiquier,
      Nul n’a poussé le bois, contemplant l’air inquiet,
      Son roi mis en péril par le fou et la tour.


      Dans les rues désertées, une auto immobile
      Rouille… Un des joueurs d’échecs ne pourra plus roquer.
      Sa dernière demeure est fermée au loquet.
      C’est un échec et mat, ici à Tchernobyl.
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    • Une création récente plutôt bien classée lors d'un concours de poésie.
      Le thème était "les sourires de l'eau, (la planète et l’eau potable) et comporter la phrase clé dans son intégralité :
      « C’est un trou de verdure où chante une rivière » extrait d'un poème d'Arthur Rimbaud.

      J'ai choisi le principe de l'acrostiche que je vous laisse découvrir ici, poème illustré par quelques créations de mon crû


      ORIGINE



      Rieuse, elle cascade et caresse ma peau,

      Excentrique, se ride au rythmedu clapot.

      Insolente l’eau joue, taquine, avec ma peur.

      Vivace souvenir du temps qui vit Noé,

      Inspiré du divin, appareiller… Ohé !

      Redoutant que son arche, à la merci des flots,


      Engloutisse à jamais humains et animaux.

      Né poisson dont l’écaille a tenu lieu d’habit,

      Usant son énergie à fuir ce monde amer,


      Et même s’il n’a plus l’aspect d’un amphibie,

      Tout humain peut sentir qu’il est né de la mer.

      Nourrice accueillante, qui nous a tant aidés,

      Accorde-nous longtemps tes prodigalités !

      Hommes, récoltons-les sans les dilapider,

      Ce sont des biens précieux, loin d’être illimités.


      Universellement répartis par le sort,

      Océans et ruisseaux fécondent des trésors.

      Évitons de tuer cette poule aux œufs d’or !


      Reconnaissons encor qu’elle est protéiforme,

      Un peu magique aussi : la goutte s’évapore,

      Devient avec ses sœurs un cotonneux nuage,

      Revient papillonner le temps que l’on s’endorme,

      En blanc manteau s’étend, c’est un cycle sans âge.

      Voyage sans répit qui en nous se répète :


      Eau qui magiquement emplit chaque cellule

      De notre corps : c’est un nectar qu’elle sécrète,


      Un miracle joyeux que le sang véhicule.

      Oh ! Ne pas oublier comment la vie se crée…

      Rimbaud qui descendit, si on en croit le livre,

      Téméraire, le fleuve, à bord du bateau ivre,


      N’a-t-il pas pressenti l’origine sacrée ?

      Un besoin de chercher, vivre hors des lisières,


      Trouver d’où vient la source ou filer vers l’aval,

      Souriant comme sourit le dormeur de ce val

      Et découvrir ces lieux où niche le mystère…

      C’est un trou de verdure où chante une rivière.

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